Arona Coumba Ndoffène Diouf : « Que ces opposants arrêtent de tromper nos compatriotes »

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Le débat sur les questions liées au pétrole et au gaz continue d’alimenter une vive polémique au sein de la classe politique sénégalaise. Mais pour Arona Coumba Ndoffène Diouf, Ministre-Conseiller du président Macky Sall, ce sont des intellectuels sénégalais qui font dans l’amalgame et la désinformation par des déclarations gratuites.

« Un des problèmes de nos opposants, c’est qu’ils ne font pas de recherches. Et faire des déclarations gratuites, ce n’est pas digne d’un intellectuel. Notre pays est membre d’une instance internationale qui est le gardien du patrimoine minier dans le monde. C’est l’Initiative pour la transparence dans les industries minières (Itie) », dit-il.

« Les grandes puissances ont intérêt à savoir où se trouvent les ressources qui peuvent aboutir à la fabrication de bombes atomiques. Et c’est à juste titre. C’est pourquoi aucun pays dans le monde n’est plus libre par rapport à ces transactions minières, pétrolières, etc. C’est la même chose dans le domaine du pétrole », souligne le ministre-conseiller de Macky Sall.

Il poursuit : « Les gens n’ont plus le droit de prendre leur pétrole et de faire des contrats à n’importe qui et n’importe comment. Cela n’existe plus. Les spéculations passent bien avant l’exploitation du pétrole. Nous qui sommes présentement au pouvoir, nous n’avons pas signé les premiers contrats avec les Timis, etc. Ce sont des contrats que le régime actuel a trouvés ici. »

Arona Coumba Ndoffène Diouf accuse : « Le dernier contrat pétrolier a été signé au mois de janvier 2012, et nous n’étions pas au pouvoir. C’est le président Abdoulaye Wade qui avait signé. Nous avons rectifié ces contrats par rapport à notre code pétrolier. Mais avec le décret présidentiel qui devait acter la cession pour l’exploitation de ce offshore, il s’est trouvé qu’il y avait des transactions et le premier client qui était venu pour faire l’exploration n’était pas intéressé pour exploiter. »

Et d’ajouter : « Le code pétrolier indique que la société exploitante donne à l’État les 5 % de gratuité, ce qu’on appelle la gratuité royale, qui n’est pas négociable. Ensuite, les 10 % vont au gouvernement pour aider à des programmes de développement. Ce qui fait 15 %. Le code minier prévoit 25 % aux nationaux qui voudront rentrer dans l’exploitation. Maintenant, il y a beaucoup de spéculations sur le pétrole par des opposants qui ne lisent même pas le code. Ils sont libres, mais faudra-t-il encore tenir un langage de vérité et arrêter de tromper nos compatriotes sénégalais. »

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