ECARTES DU DIALOGUE PAR LE MINISTRE DE LA FONCTION PUBLIQUE: Les «indésirables» font feu sur Mariama Sarr et maintiennent leur plan d’action

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Ceux qui misaient sur une année scolaire paisible peuvent déchanter. Même l’appel du gouvernement au dialogue n’y fera rien. En effet, le ministre de la Fonction publique, qui a convié les «syndicats légitimes» d’après les résultats des élections de représentativité des syndicats des enseignants, a subi la colère des coordonnateurs du Grand Cadre, de la Feder, de l’Ues.

Snobés par le ministre de la Fonction publique dans son appel au dialogue avec les syndicats d’enseignants, certains syndicats crient au scandale et menacent. Pour Oumar Waly Zoumarou du Grand Cadre, il n’est pas question de se faire divertir. «Ils ont organisé leur mascarade d’élections, mais nous sommes convaincus d’avoir la majorité avec nous. Notre objectif, ce n’est pas de palabrer avec le ministre, tout ce que nous voulons, c’est faire régler le problème des enseignants, peu importe ceux qui sont autour de la table. On ne peut pas être diverti par Serigne Mbaye Thiam, encore moins par Mariama Sarr. Nous avons compris leur stratégie, en mettant autour de la table des marionnettes qu’ils considèrent comme étant plus représentatifs, mais les réalités du terrain sont tout autres», renseigne le coordonnateur du Grand Cadre.
A l’en croire, qu’importe ce qui sortira de cette rencontre, ils poursuivront leur plan d’action tant qu’ils n’auront pas la preuve de la matérialisation des accords signés. «Non seulement nous maintenons notre plan d’action, mieux encore, nous sommes en train de concocter un autre plan d’action pour le 24 et 25 de ce mois», signale M. Zoumarou.

Dame Mbodji : «Mariama Sarr n’a rien compris. On lui a confié un département très technique, alors qu’elle n’a aucun niveau pour comprendre ces problématiques»

Dame Mbodji de la Feder se  déchaine sur Mariama Sarr et déplore son manque de compétence. «Nous sommes en contentieux avec le ministre Mariama Sarr.  Elle n’a rien compris. Nous allons la recadrer et la combattre, jusque dans ses derniers retranchements. Elle ne comprend pas que tous les syndicats légalement constitués ont le droit de participer à toutes les négociations collectives avec le gouvernement. Elle ne sait même pas que les lois nationales et les conventions sont au-dessus des arrêtés. Puisque qu’elle a été nommée pour des raisons politiques, elle n’arrive pas à faire ce discernement», assène le coordonnateur de la Fédération des enseignants du Sénégal.
Pour lui, Mariama Sarr n’a pas les compétences nécessaires pour diriger le département de la Fonction publique. «Elle n’a même pas le niveau de diriger une réunion. Nous considérons que le ministère de la Fonction publique n’est pas celui de la Famille et de l’Enfance. On lui a confié un département très technique, avec des gens très rompus à la tâche, alors qu’elle n’a aucun niveau pour comprendre ces problématiques. Par cet acte, elle ne fait que confirmer ce que disaient certains à propos de sa nomination», déclare Dame Mbodji, qui soutient que ces élections qu’elle met en avant sont frappées d’un recours en annulation.

Gougna Niang : «il y a un ostracisme qui ne dit pas son nom»

Sur le même registre, Gougna Niang, secrétaire général de l’Union des enseignants du Sénégal, affirme : «il est clair qu’il y a un ostracisme qui ne dit pas son nom. De toute façon, assister à cette rencontre n’est pas très important, parce qu’à l’exception des indemnités de logement qui doivent être l’objet de négociations, tous les autres points ont fait l’objet d’accords. Ce qui est sûr, c’est que si ces problèmes ne sont pas résolus, nous déroulerons notre plan d’action comme convenu. Cette rencontre ne nous intéresse pas, dans la mesure où nous nous attendons à ce qu’il y ait application de tout ce qui a été convenu», dit-il.
Embouchant la même trompette, Amadou Diaouné dira : «il est anormal que le ministre de la Fonction publique se base sur les soi-disant résultats de ces élections de représentativité pour convier quelques mouvements syndicaux afin de parler des crises qui secouent l’éducation. Tous les syndicats légalement constitués devraient être invités à ces discussions, puisqu’il s’agit de la revue de la mise en œuvre de l’ensemble des revendications des syndicats d’enseignants», conclut-il.

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