BAGARRE A KHELCOM : Les plates excuses de Pape Diouf

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« Après avoir rendu grâce à Dieu, j’adresse mes salutations les plus respectueuses à tout le peuple sénégalais d’ici et de la diaspora, particulièrement à toute la Ummah islamique.

 Je salue également Khalifatoul Am, Takhiratoul Mouridya, le Khalife Général des Mourides, Serigne Cheikh Sidy Moctar Mbacké, devant qui je m’incline solennellement pour présenter mes plus plates excuses, ainsi qu’à toute la famille de Serigne Touba, sans exception. 

A Serigne Cheikh Saliou Mbacké qui est le Khalife de Serigne Saliou à Khelcom, à mon marabout Serigne Cheikh Anta Mbacké de Darou Salam et de Serigne Modou Rokhaya Mbacké, qui a fait de mon père un Cheikh et qui me considère comme un fils, humblement, je demande pardon. Ceci, après le malencontreux incident qui s’est déroulé à Khelcom, auquel mon nom a été associé.

 Mon père a l’habitude de me dire que les épreuves passent souvent par les choses que tu aimes le plus. En ce qui me concerne, ce qui me plait le plus dans ma vie, c’est le fait d’être un disciple Mouride. Le Prophète Mohamed (PSL) disait également que, derrière tout acte, il y a une intention. Et moi, mon souhait le plus ardent est d’aller tous les ans à Khelcom, pour y travailler en l’honneur de Serigne Touba et y dépenser mon énergie.

 À chaque fois que je le fais, j’en vois les retombées sur mon travail et ma propre personne. C’est cela qui a motivé mon déplacement à Khelcom, la semaine dernière. Malheureusement, lorsque j’y suis arrivé, j’ai succombé à la tentation du diable. Je reconnais que j’ai cédé à une impulsion et que je n’aurais pas dû. Si c’était à refaire, je n’allais pas suivre mon instinct qui m’a fait flancher.

 Tous ceux qui me connaissent, savent que je suis de nature très calme et posée. Mais l’ironie du sort a voulu que ce jour- là, les choses se passent ainsi. Beaucoup ont été touchés par cet acte que j’ai posé, guidé par la colère et je m’excuse de leur avoir causé un tort inutile.

 Seulement, des propos insidieux et injurieux, ont été tenus à l’endroit de ma mère, l’être le plus cher que j’ai au monde. Sans vouloir me justifier, je suis un être humain et comme tout un chacun, j’ai mal, lorsqu’on touche à une corde sensible chez moi… »

Pape Diouf

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